24 Heures

08.04.2008

Oui Madame Eveline Widmer Schlumpf, Restez au gouvernement!

Une femme de trop au gouvernement?

Paradoxe de la politique quand elle se décline au féminin?

Une élection synonyme d’éviction du pouvoir de la tête financière et pensante d’un parti.

Une femme lâchée par les siens, soutenue par des citoyens et citoyennes, des Conseillers fédéraux actuels et anciens, qui ne partagent pas ses idées.

Vendredi, mobilisation générale, direction place fédérale pour manifester :

1. Le refus de la dictature d’un parti

Le vice-président de l’UDC, interviewé à la télévision suisse romande accuse une femme de ce niveau d’avoir menti. Qu’est-ce que ce mensonge, qu’est-ce que ces intrigues qu’on l’accuse d’avoir fomentées et ceci au moment où elle fait le bilan des ses 100 jours au gouvernement? Ne s’agirait-il pas plutôt la non-acceptation de l’éviction du chef-suprême?

2. Le refus de la dictature par la menace

Quelle image des institutions un parti qui fait peser des menaces d’exclusion sur une Conseillère fédérale, sur un parti cantonal, met-il en avant? Pouvoir de l’argent, nerfs de la guerre des campagnes?

Où vont les valeurs fondamentales de notre pays si une ministre de la justice et de la police ne peut plus se déplacer sans garde rapprochée, une garde qui coûte trop cher au pays. Déjà Micheline Calmy-Rey avait bravé les menaces engendrées par la politique populiste de ce même parti.

3. Le refus de l’éviction d’une femme

Liliane Uchtenhagen, Christiane Brunner, Ruth Metzler, qui sera la prochaine sur le chemin de calvaire? Y a-t-il eu un seul homme qui ait subi une telle cabale? Le pouvoir est-il donc si difficile à concevoir au féminin?

Oui Madame Eveline Widmer Schlumpf, restez au gouvernement contre vents et marrées

o Pour défendre nos institutions: Même si votre parti central vous exclut, même si votre parti cantonal doit se voir refuser son futur droit à un financement de campagne certes généreux, restez. Restez pour démontrer que notre pays ne fonctionne pas sous la menace, que ce n’est comme cela que nous concevons le pouvoir.

o Pour refuser une éviction de femme de plus: Pour prouver que femme rime avec assumer son pouvoir et ses décisions, pour démontrer que le pouvoir exercé par les femmes fait preuve de courage et d’exemplarité, pour défendre nos valeurs démocratiques: tous les Suisses sont égaux en droits!

27.03.2008

Le sang sur la neige émeut davantage que la fourrure de nos animaux

Rouge-sang, quoi de plus émouvant que le rouge contrasté sur l’immaculée banquise? Animaux innocents sacrifiés sur l’hôtel du marché de la fourrure et de l’écologie contrôlée.

Eh oui, la fourrure de nos sangliers, lièvres et autres chevreuils est moins touchante que la blanche douceur des bébés-phoques assimilés à de jolies peluches ! La régulation de l’équilibre écologique exercée par nos gouvernements ne s’associe pas à carnage, personne de s’émeut de l’augmentation des quotas par chasseur lorsque les dégâts constatés par nos gardes-chasse justifient l’abattage de plus de bêtes. Le Rouge-sang versé disparaît en se fondant dans une terre sombre. Les arbres de la forêt, l’étendue des territoires de nos pays civilisés cachent l’étendue de la régulation.

Année après année, lorsque je sens le frisson que provoque le sang sur la glace, je ne peux m’empêcher de penser : Rouge-sang des armées, Rouge-sang des femmes et des enfants battus à mort, Rouge-sang des banlieues et de l’exclusion. Qu’est-ce donc que cette couleur qui opposée au blanc, trouble bien plus que la violence faite aux humains ?

19.02.2008

Riche, enfant gâté et sûr de s'appauvrir: le portrait du suisse moyen?

En lisant l’article annoncé en couverture du dernier Bilan – «Pouvoir d’achat, nous n’avons jamais été aussi riches» –, deux phrases m’ont interpellée:

- «Pourquoi avons-nous tellement l’impression que notre pouvoir d’achat a baissé?»

- «Dans la course qui voit le superflu se transformer en nécessité, le ménage lambda devient l’archétype de l’enfant gâté.»

Mes voisins, une famille avec deux enfants, qui comptent chaque sou répondraient-ils à cette définition d’enfants gâtés?

L’article fait référence à des chiffres de l’Office fédéral des statistiques: en vingt ans le pouvoir d’achat a augmenté de 10 %, mais en comparaison les besoins de consommation ont augmenté plus fortement, ce qui expliquerait le sentiment d’insatisfaction.

Mais au fait, de quels besoins parle-t-on?

Quand on observe dans le détail l’exemple cité dans l’article, une comparaison du budget d’un travailleur qualifié portant sur les années 1993 et 2007, soit quinze ans, on constate que les frais qui ont le plus augmenté sont le loyer (passé de 1380 Fr. à 1720), la voiture (de 497 à 768), l’argent de poche des parents et des enfants (190 / 450), l’habillement (229 / 335), le téléphone y compris portable (58 / 133), le groupe radio-télévision-câble-internet (48 / 93), les vacances, sports et loisirs (200 / 310), les frais induits par le travail hors du lieu de domicile (275 / 450). Le reste concerne des dépenses indispensables telles que assurance RC etc., qui pour la plupart ont moins augmenté.

o Seul poste qui baisse massivement : les impôts (de 290 à 154)!

o La part du budget consacrée à l’alimentation a quant à elle baissé de 1090 Fr. à 1080, une évolution alarmante en termes de santé publique...

En quinze ans, le salaire brut de base de ce travailleur qualifié a augmenté de 4186 Fr. à 5014, ce qui n’empêche pas ce dernier de boucler son budget familial avec un découvert de 1560.45 par mois, une fois toutes ses dépenses déduites. La dette moyenne pour cette catégorie de salariés s’élève à 12'000 Fr. en petits crédits et entraîne une charge mensuelle de 90 Fr.

Alors, à quel superflu devenu nécessaire cette famille d’enfants gâtés plus que moyenne en Suisse doit-elle donc renoncer pour finir le mois sans découvert (-1560.45)? Mon choix, arbitraire : 1° la voiture 768, 2° les vacances 310, 3° l’argent de poche 450, 4° la TV, internet 93. Là c’est bon, elle économise 1621 francs, il lui reste 60 Fr. pour payer le train ! Peut-être faudrait-il encore enlever le téléphone?

Le sentiment de subir une baisse de pouvoir d’achat et de s’appauvrir est-il vraiment subjectif? Juste un sentiment d’insatisfaction lié à l’incapacité à renoncer au superflu?

Alors que d’autres statistiques montrent que les écarts de revenus se creusent de plus en plus entre les salaires les plus élevés et les plus bas, une lecture attentive des chiffres amène à un constat, froidement objectif : la grande majorité des familles suisses ont juste de quoi se payer le strict minimum si elles ne veulent pas s’endetter.

Riche, superflu et enfant gâté? Une question de point de vue, certainement!

21.01.2008

Solidarité et réseautage entre femmes: Mythe ou réalité ?

Un titre provocateur pour le prochain « First » de Rezonance, ce jeudi 24 janvier à Lausanne.

 

Réuni par Geneviève Morand, un panel d’intervenantes présentera le réseautage féminin au travers de divers projets (cellules d’entraide, mentoring, equal-salary) et d’expériences individuelles sur l’utilité des réseaux pour créer une entreprise ou gérer un projet. Le mot final sera laissé à Lise Cardinal, la québéquoise créatrice du concept des cellules d’entraide qui présentera la clé absolue du réseautage: La communication.

 

Quelles interrogations et a priori dans ce titre?
o        Les femmes, ces « crêpeuses de chignons »  sont-elles capables de solidarité ?
o        Le réseautage uniquement entre femmes peut-il être efficace dans un monde prioritairement dirigé par les hommes ?
o        Que penser de la montée en puissance des réseaux féminins ?

 

Le réseautage est devenu un véritable outil de management, enseigné dans les universités et indispensable dans une société ou le savoir et l’accès à la bonne information au bon moment devient cruciale. Nouvelle compétence sociale, nouvel avantage concurrentiel, la panacée pour gérer sa carrière. Leitmotiv : « Je réseaute, tu réseautes, et maintenant…ELLES réseautent ! »

 

Alors qu’est-ce qui dérange? Les femmes se mettent-elles à réseauter trop bien?
Les femmes ont toujours réseauté, championnes de la communication, leur rôle comme lien social et dans les luttes d’influence est reconnu, mais… »Dans l’ombre, s’il vous plaît Mesdames ! »

 

Ce qui gène c’est qu’elles s’affichent au grand jour, affirment leur pouvoir et s’organisent pour lutter contre leur exclusion des réseaux masculins existants. La peur de la « louve » fait revenir les clichés au galop, femmes et véritable solidarité ? Vous voulez rire ! Et pourtant, les statistiques le prouvent les femmes sont les championnes de l’entraide gratuite, du travail bénévole, ciblé sur l’objectif, sans perte de temps, elles ne peuvent se le permettre. Que ce soit au titre de créatrice du réseau www.career-women.ch que partie prenante au projet des cellules d’entraide en Suisse, je constate au quotidien la montée en puissance de la solidarité féminine dans les relations d’affaire et dans le cadre politique, et c’est tant mieux.

 

Ne voulant pas dévoiler avant le « First » quelle est l’analyse d’une année de vie des cellules d’entraide en Suisse (mon rôle lors de cette soirée), je ne peux que vous inviter à venir découvrir la puissance de ces mini-réseaux féminins destinés à progresser professionnellement et toutes les initiatives passionnantes développées ces dernières années, pour répondre par vous-même aux questions posées.

 

Pour celles qui seraient occupées ce soir-là, guettez le compte-rendu spécial vendredi.

 

Et si, pour garder un brin de provocation, on posait la même question sous cette forme ?
Solidarité et réseautage entre hommes: Mythe ou réalité ? Vous viendrait-il d’autres associations d’idées ?

Pour s’inscire, cluquez ici.

08.01.2008

Obésité infantile: la loi comme unique remède?

Sur quatre ans (2007 à 2010), Promotion Santé Suisse investit 35 millions pour combattre le surpoids et l’obésité enfantine: 16 % des enfants fréquentant un jardin d'enfants, 22 % des écoliers des niveaux inférieur et moyen et 23 % chez ceux du niveau supérieur, au total un enfant sur cinq est en surpoids et un sur vingt est obèse. En 2007, la campagne de sensibilisation avait pour slogans «La Suisse prend du ventre», «Alors, on se bouge»! En 2008 elle sera focalisée sur les femmes enceintes et les parents d'enfants jusqu'à six ans. Parallèlement l’office fédéral des sports investit 20 millions de plus par an pour étendre son offre aux 5 à 10 ans par une heure de sport supplémentaire par semaines à chaque enfant.

Les pays avoisinants attaquent le problème sur le plan législatif
En France, de septembre à octobre 2007, le collectif «obésité: protégeons nos enfants» a réalisé une étude qui démontre que 45% des cantines ne respectent pas les recommandations nutritionnelles; 82% des produits mis en avant dans la grande distribution sont trop gras ou trop sucrés et apportent en moyenne deux fois plus de calories que l'apport recommandé par les nutritionnistes. En 2007, 87% des publicités à destination des enfants portaient sur des produits trop riches en graisse, sucre ou sel. Par cette communication publicitaire sur des produits manifestement déséquilibrés, l'industrie agroalimentaire participe de manière dramatique à l'augmentation de l'obésité infantile. Le collectif vient donc de déclarer l’urgence sanitaire en faisant 7 propositions concrètes en faveur d’une loi sur l’obésité pour 2008 se déclinant sur 4 thèmes:

Pour la filière fruits et légumes, l'attribution du statut «intérêt général permanent» qui permet de réduire de 50% les coûts d'achat d'espaces publicitaires et le doublement de l'aide publique à la recherche (pour améliorer l'attractivité des fruits et légumes)

Pour les PME de l'agro-alimentaire, le doublement de l'aide de la recherche publique et transferts de technologies pour de véritables améliorations de la qualité nutritionnelle des produits proposés en rayon

Pour la restauration scolaire, l'application obligatoire des recommandations nutritionnelles et l'intervention régulière dans chaque établissement d'un diététicien (suivi de la qualité, éducation nutritionnelle et au goût ...)

Pour le marketing à destination des enfants, l'encadrement des publicités télévisées pour les produits déséquilibrés et le retrait des confiseries au niveau des caisses dans les grandes surfaces. »

Des lois pour seuls remèdes, aussi en Suisse ?
Une filière de l’alimentation dans le collimateur des lois: un rude combat qui devra s’opposer aux lobbies de nos multinationales. Difficile en effet d’imposer des règles de présentation aux caisses des grands magasins, difficile de priver les médias de leur financeurs publicitaires aux heures de grande audience, encore plus difficile de faire voter à terme des lois qui iront jusqu’à imposer la composition équilibrée des aliments tout préparés afin d’éviter le leurre de certains produits qualifiés de light (certes pauvres en graisse, mais tout aussi caloriques en raison de présence accrue de sucre, qui pousse rapidement à la surconsommation)! Par contre, peut-être moins difficile, si les entreprises qui jouent le jeu bénéficient de subsides d’un programme national de prévention de la santé ?

06.12.2007

Une entreprise reçoit le premier label pour l'équité des salaires entre hommes et femmes

L’équité des salaires entre femmes et hommes n'est plus un vain mot! C'est une culture que les entreprises innovantes mettent en pratique et peuvent désormais faire valider par une certification.

 

A la base de cette idée une femme, Véronique Goy-Veenhuys, qui a obtenu de la Confédération le soutien financier lui permettant de mettre en place un système de certification ayant pour objectif à long terme de lutter contre les discriminations salariales qui affichent encore des différences de l’ordre de 20 % en Suisse.

 

Méthode scientifique
Le label equal-salary est décerné aux entreprises suite à une analyse sous la loupe des pratiques internes et atteste de l'équité de la politique salariale entre les femmes et les hommes d'une même entreprise. Une méthode scientifique développée par le professeur Yves Flückiger, directeur de l'Observatoire universitaire de l'emploi parvient à isoler les différences de salaires provenant de la politique de rémunération propre à chaque entreprise (pas remise en cause par la certification) de celle provenant de la discrimination pure.

 

Par ailleurs, un audit effectué par la SGS permet de vérifier les engagements de la direction de l'entreprise candidate et l'implantation de cet engagement par les ressources humaines. La certification apporte des pistes d'amélioration qui constituent une plus-value pour l'entreprise candidate.

 

Le CSEM, Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnique à Neuchâtel est la première entreprise labellisée «equal-salary». La preuve que les entreprises actives dans l’innovation ne se contentent pas d’être à la pointe de l’innovation technologique, mais ont compris que la diversité et l’équité s’inscrivent dans une réflexion stratégique garante de réelle valeur ajoutée pour l’entreprise que se soit sur le plan des performances économiques, de l’incidence positive sur l’image ou de la motivation des collaboratrices et des collaborateurs.

 

Thomas Hinderling, directeur général du CSEM n’en est pas à sa première initiative. La crèche qu’il a faite ouvrir dans l’entreprise est citée en exemple en Suisse depuis de nombreuses années, pas question pour lui de perdre ses précieuses ressources en raison de structures d’accueil déficientes.

 

Vous aussi, envie de faire valider une culture d’entreprise qui respecte l’équité salariale ou de vous faire accompagner sur ce chemin ? www.equal-salary.ch

03.12.2007

Wall Street, la «déstresse» des traders, responsabilité individuelle ou d’entreprise?

Quand la bourse plonge, le stress des professionnels de l’investissement atteint son paroxysme. Quand certains marchés ferment, les pertes peuvent atteindre des milliards. Une tension énorme pour les gestionnaires, qui en plus de la perte d’argent de leurs clients, peuvent avoir à réagir à une ruine financière personnelle, sans parler du pouvoir, du prestige, du statut et de l’image, voire de la fin d’une carrière. Des durs les «pros» de Wall Street? Pas toujours solides face aux nuits blanches et aux pics de tension, certains évacuent le stress dans l’alcool, d’autres prennent des médicaments ou usent de drogues plus ou moins douces.

Plus question pour les institutions financières d’abandonner leurs ressources d’élite aux risques des dérivatifs, il en va de leur image et de leur crédibilité auprès des clients. Suivi médical, programme de bien-être, projets à long terme font désormais partie de la palette des solutions offerte aux collaborateurs les plus exposés. Goldmann Sachs, par exemple, a mis en place des centres de santé à équipes pluridisciplinaires, médecins, psychothérapeutes, nutritionnistes …et installé dans ses locaux des salles de fitness et salles de repos où le personnel ayant travaillé toute la nuit peut prendre une pause!

Aïe, relatif l’intérêt des banques pour la santé de leurs collaborateurs? Non seulement une question d’image, mais aussi une question financière: les employeurs anglo-saxons veulent éviter de payer des assurances médicales de plus en plus chères ou d’avoir à affronter des plaintes en responsabilité civile.

Bon, au bout du compte, malgré tout une chance pour les collaborateurs, un coup de pouce à l’équilibre et à la zen attitude. Et vous, êtes-vous paré contre vos sources de stress? Alcool, bol d’air ou Yoga, votre propre responsabilité ou celle de votre entreprise.

14.11.2007

"L'école après l'école", l'exemple français dont la Suisse devrait s'inspirer

A la rentrée de la Toussaint, le gouvernement de Nicolas Sarkozy a lancé à grande échelle un programme intitulé «l’école après l’école» qui consiste dans la prise en charge des élèves de certains collèges sensibles après les heures normales de cours. Le programme comprend aussi bien du soutien scolaire, des activités artistiques que du sport.

L’enveloppe budgétaire s’élève à 140 millions d'euros pour payer les heures supplémentaires des enseignants et à 3,4 millions pour les autres activités. 200'000 élèves répartis dans un millier de collèges situés dans des zones sensibles, devraient ainsi pouvoir bénéficier d'heures supplémentaires dans leur établissement. Il s'agit de donner une véritable chance supplémentaire à ceux que le président de la République a baptisé les "orphelins de 16 heures".

A l’heure où l’UDC sort grande gagnante des élections nationales, (en grande partie en raison d’une campagne orientée sur la peur, peur de la délinquance juvénile, peur de l’étranger) un tel programme pourrait bien constituer un premier pas vers une amélioration de la situation des jeunes en difficultés.

Eviter la marginalisation
L’étude des profils des adolescents délinquants démontre effectivement que la criminalité est plus marquée chez les jeunes à faible niveau de formation, le risque de dérapage augmentant encore avec la non-maîtrise de la langue, le manque d’intégration culturelle ou d’encadrement familial.

Réorienter les budgets de l’Etat vers des mesures offrant à une jeunesse laissée à elle-même un soutien institutionnalisé préventif et constructif est un moyen efficace d’éviter la marginalisation. Un objectif de Nicolas Sarkozy que les socialistes feraient bien d’intégrer dans leur programme pour regagner les voix de leur base.

17.10.2007

Deux questions aux candidat(e)s Cattin, Maury Pasquier et Perrin

Pierre-Olivier Cattin, parti chrétien social indépendant, JU, se voit bien en poisson. «Négociation, observation, séduction, avec le moins d’aspérité, progression fluide entre et dans les idées, mais apprécie les milieux clairs ! »

Egalité : «La réalité n’est pas aussi systématiquement en défaveur de l’homme que vous voulez bien le décrire de manière provocatrice…Nous devons œuvrer pour que la législation sur le divorce dispense de manière équilibrée la garde des enfants …il n’est pas déraisonnable de penser que tant qu’elle n’est pas l’auteur de mauvais traitement psychologique ou physique ….on devrait attribuer prioritairement la garde à la mère…En quoi le système scolaire défavorise-t-il celui des parents qui n’est jamais présent lors des réunions scolaires et pour qui la plupart du temps il n’y a pas d’intérêt pour le scolaire des enfants. Je ne connais aucun système scolaire qui défavorise les pères qui s’investissent dans l’avenir scolaire de leurs enfants. …Je suis plus inquiet par l’inégalité des salaires criante entre les femmes et les hommes pour le même travail et pour les mauvais traitements envers l’autre conjoint des couples en détresse.»

Un pédiatre aux valeurs traditionnelles qui prône l’égalité ? mais pèche par l’exemple: s’occupe 1 à 2 heures par semaine de ses 3 enfants, consacre plus de 100 heures à son travail et 10 à la politique. Et si votre objectif de l’année était de consacrer le temps que vous passeriez à Berne à vos ados ?

Liliane Maury Pasquier, PS, VD, son thème astral: Fourmi, ascendant baudet: «Je suis une bosseuse, à l’esprit synthétique et au parler clair. Je suis aussi têtue, capable de parvenir à mes fins et de mener rondement des débats. Sans oublier le cœur… Ces qualités m’ont été reconnues en particulier pendant ma présidence de l’Assemblée fédérale.»

Egalité: «La société doit offrir les mêmes chances aux femmes et aux hommes, pour que chacun-e puisse exprimer ses qualités. En ce qui concerne la place des hommes, je continuerai de m’engager particulièrement pour qu’ils bénéficient d’un véritable congé à l’arrivée de leur enfant, y compris en cas d’adoption.»

Maître mot: équilibre Aussi claire et concise dans ses réponses, son parcours politique que ses choix de vie, sa plus belle réussite nous dit-elle: le partage des tâches avec son compagnon depuis 32 ans, la preuve que c’est possible!

Yvan Perrin, UDC NE, se voit en hérisson. «Animal discret qui s'occupe de ses affaires. Il se défend lorsqu'on l'attaque mais ne déclenche jamais les hostilités le premier. Ce choix est précisément illustré par le manque d'exemples d'actions au parlement. Je ne m'y suis manifesté qu'en cas d'absolue nécessité.»

Egalité: «Un père doit pouvoir participer à l'éducation de ses enfants lorsqu'un divorce survient. Je suis prêt à appuyer des modifications législatives dans ce sens. Pour le reste, je ne vois pas de problèmes aux points 2 et 3. Dans ces conditions, je ne suis pas en mesure de proposer une solution.»

Aïe, il pique, le vice-président de l’UDC Suisse. Ah, Suisse hérisson, refermée sur elle-même!

Attention de ne pas vous faire écraser, sort fréquent de cet animal qui lui vaut d’être protégé en Suisse par la loi. A Berne ne devriez-vous pas agir de manière proactive et ne pas attendre de devoir sortir vos piques sur avis d’un protecteur? Cependant, un animal utile, le hérisson, ami des jardins qu’il débarrasse des hôtes «indésirables ?», le choix d’un animal n’est jamais innocent !

 

12.10.2007

Jacques Neyrinck, Blaise Horisberger et les autres bêtes politiques

Jacques Neirynck, PDC VD, se voit bien en éléphant. «Parce que j’ai une excellente mémoire de toutes les bonnes et mauvaises actions que j’ai subies et que j’en tire toujours une conclusion menant à une action parfois après des années.»
Egalité: Je lutterai pour une égalité totale. Le sexe ne peut jamais jouer un rôle dans une loi ou un jugement.
Un candidat qui aurait pu choisir le dinosaure, lui qui a compris que les séniors, leur mémoire et leur sagesse étaient utiles à la société bien au-delà de l’âge de la retraite, encore quatre ans sous la coupole?

Pascal Prince, Parti chrétien social indépendant, JU. Ce candidat serait peut être chat, garder son indépendance d’esprit mais participer à la vie commune. Saisir les opportunités et offrir du réconfort lorsque le besoin est là ! N’illustre pas.
Egalité: Je n’ai pas d’idée précise, mais en tous les cas je serais attentif à l’amélioration des conditions pour les femmes car les inégalités sont encore bien trop présentes. L’idée des quotas féminins en politique me semble toujours être une bonne chose.
Un félin politique qui devra peut-être encore devenir un peu plus Tigre?

Blaise Horisberger, Verts NE. En effet, impossible pour ce candidat de s’identifier avec un animal! «Les deux principes qui guident mon activité politique sont promouvoir la solidarité et conserver un cadre de vie sain à l'espèce humaine, afin d'en assurer la pérennité. Ce serait donc un animal social, mais je n'en connais aucun qui se soucie de la pérennité de son espèce».
Egalité: «Tout d'abord, au sein de notre société patriarcale, les inégalités subies par les hommes sont moins pénalisantes que celles subies par les femmes. Il s'agit de promouvoir la notion du père au foyer et donc du partage des tâches et du travail à temps partiel.
Le système scolaire défavorise tout enfant présentant le moindre retard de développement intellectuel (en particulier les garçons)….On constate cependant que ce phénomène s'inverse durant la 2e moitié de la formation professionnelle, peut-être parce que les processus et structures professionnels sont majoritairement élaborés par les hommes et donc leur correspondent mieux... Il s'agit de «féminiser» les structures et processus professionnels.
Quant à l'âge de la retraite, il n'est adapté ni aux hommes ni aux femmes pratiquant des métiers pénibles et qui mériteraient de pouvoir prendre leur retraite à 60 ans au plus tard…. Il n'est pas non plus adapté aux personnes bénéficiant d'une activité professionnelle gratifiante, qui souhaitent la poursuivre au delà de 70 ans…..

De l’humour, des réponses en parfaite adéquation avec notre regard décalé, ce candidat, animalus vertuus, pourrait bien voler la palme à sa colistière et ouvrir l’ère de l’homo vertuus! Mon préféré des candidats outsiders, si ce n’est aux Etats, il pourrait bien siéger au National.

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