27.03.2008
Dans les métro japonais, une police des bonnes manières
Suite à un inquiétude générale sur le déclin de la politesse dans les transports publics au Japon, une force de police spéciale a été nommée à Yokohama au sud de Tokyo, baptisée "Esquadrille Sourires et Bonnes Manières."
Son objectif et de faire respecter les règles élémentaires de bienséance aux voyageurs, comme celle de céder sa place assise à une femme enceinte ou à une personne âgée, de ne pas parler trop fort au téléphone ni écouter trop fort sa musique. Ces "infractions" ne sont pas amendables mais simplement signalées verbalement avec diplomatie afin d'encourager les coupables à se conduire avec plus de respect pour leur prochain.
Les membres de cette force spéciale ont été recrutés parmi les plus de 60 ans, familiers des traditions du "vieux Japon". Ils sont accompagnés de membres plus jeunes qui agissent comme garde du corps, au cas où leurs bons conseils ne seraient pas reçus poliment.
Source: BBC
Le dernier coup de fil
Au Japon, les personnes endeuillées pourront animer la tombe d'un être aimé par le biais de leur téléphone mobile.
En scannant un code barres gravé sur les tombes, les usagers mobiles pourront visionner des photos et des infos sur la vie du défunt ou en télécharger à leur tour pour enrichir le site. Ces pierres tombales pas comme les autres seront en vente le mois prochain pour la modique somme de 10'000 dollars.
L'accès au code se trouve derrière une porte fermée à clé, accessible aux seuls membres de la famille.
Mais attention à ceux qui négligent d'honorer leur parent, car la liste des visiteurs ayant consulté la tombe est aussi disponible.
Source: Reuters
Le sang sur la neige émeut davantage que la fourrure de nos animaux
Rouge-sang, quoi de plus émouvant que le rouge contrasté sur l’immaculée banquise? Animaux innocents sacrifiés sur l’hôtel du marché de la fourrure et de l’écologie contrôlée.
Eh oui, la fourrure de nos sangliers, lièvres et autres chevreuils est moins touchante que la blanche douceur des bébés-phoques assimilés à de jolies peluches ! La régulation de l’équilibre écologique exercée par nos gouvernements ne s’associe pas à carnage, personne de s’émeut de l’augmentation des quotas par chasseur lorsque les dégâts constatés par nos gardes-chasse justifient l’abattage de plus de bêtes. Le Rouge-sang versé disparaît en se fondant dans une terre sombre. Les arbres de la forêt, l’étendue des territoires de nos pays civilisés cachent l’étendue de la régulation.
Année après année, lorsque je sens le frisson que provoque le sang sur la glace, je ne peux m’empêcher de penser : Rouge-sang des armées, Rouge-sang des femmes et des enfants battus à mort, Rouge-sang des banlieues et de l’exclusion. Qu’est-ce donc que cette couleur qui opposée au blanc, trouble bien plus que la violence faite aux humains ?
10:13 Publié dans Diane Reinhard | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.03.2008
Entre le string et le voile
Sujet brûlant et réfrigérant à la fois, universel et donc forcément polémique, et si je me risquais d’un petit essai sur la pudeur ? Un peu, beaucoup, pas… assez. Car si quelqu’un est là pour en parler – après vous Messieurs, cela va de soi -, c’est bien nous, les sages-femmes, quotidiennement confrontées, à cette vertu à deux visages. Entre le string et le voile, il faut bien se frayer un passage pour faire notre travail ! Et parfois prendre le chemin des écoliers…
Généralement, pour les soins à domicile, les mamans adeptes du string ne posent pas trop de problèmes. On a vu tout ce qu’on voulait voir avant même d’avoir rien demandé : soutien-gorge d’allaitement dégrafé, string sur les chevilles, et discussion sur le canapé, seins à l’air. Le facteur sonnerait à ce moment-là qu’elles oublieraient presque de tout remballer avant d’aller ouvrir. Mais comme il y a une grande différence entre une personne dite peu pudique et une autre carrément taxée d’impudique, ne me comprenez pas mal ! Pas de jugement, juste une observation..
Ça me rappelle une patiente venue des pays froids, belle de la tête aux pieds, même une semaine après l’accouchement. Un canon, comme disent les mâles, terme que nous les femmes n’apprécions guerre, pardon guère, pas plus d’ailleurs que l’objet, surtout lorsqu’on vient de mettre au monde un enfant. Chair de notre chair, chair à canon, association insupportable.
- Madame, je pourrais voir la rougeur sur le sein et aussi votre cicatrice ?
En moins d’une minute elle était en tenue d’Eve, debout dans son salon sans rideaux, moins gênée que moi.
- Que faites-vous dans la vie, Madame ? je demande pour faire un peu diversion en effectuant les contrôles d’usage.
- Danseuse de cabaret mais j’ai dû donner ma démission en début de grossesse.
On comprend, la danse du ventre avec un petit passager à l’intérieur, pas idéal !
Je me demande d’ailleurs pourquoi les patrons de telles boîtes – c’est le mot – n’offriraient pas la contraception gratuitement à leurs employées, vu qu’ils se font des gros sous sur le dos des ventres plats…non ?
Inversement, lorsque l’accouchée vient d’un pays où le port du voile est recommandé pour ne pas dire obligatoire, mieux vaut mettre des gants, au propre comme au figuré :
- Il faudrait relever la tunique encore un tout petit peu, Madame, voilà, presque, encore un tout petit peu… C’est bon, j’ai vu, vous pouvez tout redescendre.
Ne sourions pas trop vite, les gravures de la Renaissance que nous possédons montrent la parturiente vêtue d’une épaisse couche de jupons, assistée de matrones se gardant bien de regarder là où pourtant elles devraient, c’est-à-dire là où se déroule l’action. Et la Renaissance, à l’échelle du temps, c’était hier !
Vous voulez une opinion toute personnelle ?
Entre le string et le voile, je préfère… ni l’un ni l’autre ; ni camp de nudistes, ni monastère.
Et vive les jolis tissus colorés, courts ou longs peu importe, mais qui nous rappellent que le printemps vient d’arriver avec une nature qui, elle, n’a rien à cacher…
11:07 Publié dans Lila Sonderman | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.03.2008
Micheline Calmy-Rey confirme ne pas s'etre voilée tout de suite à Téhéran
Micheline Calmy-Rey s'est enfin exprimée personnellement après plusieurs jours de polémique autour des images d'elle voilée aux côtés du président iranien Mahmoud Ahmadinejad il y a une semaine. La ministre suisse des Affaires étrangères s’était rendue en Iran à l’occasion de la signature d’un important contrat gazier entre l’entreprise suisse EGL et les autorités iraniennes. Le ministre iranien venu chercher la Conseillère fédérale à l'aéroport de Téhéran ne serait tout simplement pas entré dans le pavillon où celle-ci se trouvait si elle ne s'était pas décidée à mettre le voile, a indiqué Micheline Calmy-Rey ce dimanche dans l'émission Pardonnez-moi de la TSR (écouter l'émission ici). Ses déclarations confirment nos informations selon lesquelles la ministre suisse s’est d’abord présentée la tête nue sur sol iranien (lire ceci). La conseillère fédérale a ajouté s’être pliée aux lois du pays (imposant le port du voile aux femmes) afin d’entrer en contact avec ses interlocuteurs. Elle leur a notamment parlé de la lapidation, des amputations ainsi que de la non reconnaissance d’Israël par l’Iran. "Pour moi, le voile ne signifie rien, si ce n'est un accessoire de mode" a-t-elle ajouté tout en reconnaissant que celui-ci revêt une toute autre signification pour les Iraniennes notamment.
15:02 Publié dans La rédaction | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
23.03.2008
Le streaming en direct de vidéos depuis son mobile
Jusqu'à présent il était possible de filmer un événement avec son caméraphone, puis de le télécharger sur son ordinateur, sur un site de partage vidéos ou encore de l'envoyer sur le téléphone d'un tiers.
Mais aujourd'hui plusieurs sociétés - dont Qik et Fixwagon - offrent la possibilité après avoir téléchargé leur logiciel - de transmettre en direct sur un site, une vidéo live, filmée avec son caméraphone.
La BBC surnomme ce phénomène "street journalism" et donne en exemple une expérience en cours en Israel, où, une chaîne télé a fourni aux habitants de Sderot et Ashkelon, des caméraphones, leur permettant de filmer et ainsi de témoigner en direct sur les envois de rockets dans leurs régions.
Les blogueurs de pointe s'en servent déjà pour diffuser sur leurs sites en live, les conférences auxquelles ils assistent et les supporters des candidats aux élections présidentielles américaines, envoient les actualités des campagnes à MTV qui les sélectionnent pour les passer online.
Depuis plusieurs années déjà les caméraphones ont changé le paysage médiatique avec la diffusion de vidéos captées par de simples citoyens se trouvant sur place lors d'événements (les attentats de Londres, les manifestations à Myanmar, les incendies en Californie...) devançant les journalistes professionnels, et avec le streaming en live depuis un simple caméraphone, les citoyens journalistes ont encore de bons jours devant eux.
09:22 Publié dans Emily Turrettini | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.03.2008
S'approprier d'images en toute légalité
L'usage de se servir d'images trouvées sur Internet sans payer de droits d'auteur est monnaie courante pour bon nombre de blogueurs ou autres éditeurs indépendants de pages web, les démarches pour se les approprier légalement étant généralement trop coûteuses ou trop longues à négocier.
Une société en Californie a trouvé une solution intelligente pour rémédier à ce problème et satisfaire en meme temps auteurs et éditeurs. PicApp propose des photos provenant des plus grands banques d'image comme Getty Images et Corbis, gratuitement.
Les photos sont disponibles en format Flash et s'intègrent à la page web, de la même manière qu'il est possible de copier et d'intégrer une vidéo YouTube sur sa propre page. PicApp rentabilise son concept en intégrant des publicités contextuelles, dont la société partage les revenus avec les agences photos.
Source: GigaOM
12:42 Publié dans Emily Turrettini | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Big Sister, ou la télé-réalité pornographique
Selon un article dans Russia Today, un bordel dans la ville de Prague baptisé Big Sister, calqué sur l'émisssion de télé-réalité Big Brother, propose un business model d'un genre nouveau. Les services de ses belles de nuit sont gratuits.
En contrepartie, les invités, si on peut les appeler ainsi, acceptent de se faire filmer et d'être diffusés sur un site vidéo sur Internet. Sous surveillance continue, des caméras se trouvent dans tous les coins de l'établissement, des lieux les plus intimes (les WC) aux divers salons et chambres à coucher. Pour visionner l'activité de cet établissement, l'accez au site est payant, rendant ainsi l'entreprise profitable.
Andy Warhol a dit : « Dans le futur, tout le monde aura son quart d’heure de célébrité. » Dans ce concept de télé-réalité-pornographique, Big Sister pousse le concept un peu plus loin que prévu.
08:37 Publié dans Emily Turrettini | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.03.2008
Micheline Calmy-Rey aurait mis le voile sous la pression des Iraniens
Micheline Calmy-Rey s’est présentée dans un premier temps la tête découverte à la délégation officielle iranienne dimanche dernier, comme le montrent les images du reportage réalisé sur place par le journaliste de la Télévision suisse italienne Michele Salfetti.
La ministre des affaires étrangères descend de l’avion un foulard sur les épaules, à la façon d’une écharpe, la tête nue. «Ma traductrice me fait immédiatement part de sa stupéfaction à la vue de notre ministre non voilée», raconte le journaliste.
La conseillère fédérale rejoint ensuite la délégation officielle iranienne, toujours sans voile. Et là, les réactions ne se font pas attendre. «Les fonctionnaires iraniens sont très nerveux et se lancent des regards courroucés, poursuit Michele Salfetti. Ma traductrice me dit qu’ils demandent à une représentante de l’ambassade suisse présente dans la salle que Micheline Calmy-Rey mette absolument un voile.» Le lendemain, la ministre suisse des Affaires étrangères porte sur la tête le foulard qu’elle avait la veille sur les épaules. Des images qui ont déclenché la colère de féministes iraniennes et a provoqué de nombreuses réactions d’incompréhension en Suisse.
Micheline Calmy-Rey a expliqué hier à la presse à Berne avoir mis le voile pour s’adapter aux coutumes locales. Dans ce cas pourquoi ne ne l'a-t-elle pas mis dès son arrivée? A-t-elle tenté d’éviter le port du foulard, tout en prévoyant qu’elle pourrait difficilement y échapper, d’où la présence du tissu sur ses épaules, à rabattre sur les cheveux au besoin? Dans ce cas s’est-elle pliée à la pression des Iraniens? Le manque d’explications de la ministre laisse place à plusieurs interprétations.
Pour rappel, Micheline Calmy-Rey s’est rendue en Iran dimanche dernier pour une visite de deux jours à l’occasion de la signature d’un important contrat de fourniture de gaz entre les autorités iraniennes et l’entreprise suisse EGL.
18:41 Publié dans La rédaction | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
Croque-messieurs
Confidences d’une accouchée:
- Vous savez, avant de rencontrer mon mari, j’étais une croqueuse d’hommes. Maintenant je me suis assagie, j’ai découvert la foi et j’ai changé. Je sens que j’ai retrouvé ma dignité avec la maternité.
- Croquer un homme, si c’est le bon, il faut bien ça pour faire un bébé, non? dis-je.
Le regard amusé, elle ajoute:
- J’ai lu que vous êtes chroniqueuse, eh bien moi j’étais «croquineuse» professionnelle pour un Hôtel 5 étoiles. C’était mieux que le trottoir !
Joliment présenté. La délicatesse fait toujours la différence, dixit l’habituée du confessionnal que je suis. Et de me raconter son exil, ses débuts en Suisse, les mauvaises rencontres et puis ce «petit job» qui lui a permis de vivre, même si elle n’aurait jamais imaginé en arriver là. L’engrenage est vorace…
La différence entre chroniqueuse et croquineuse c’est juste une petite syllabe. Et le point commun de presque toutes les femmes, c’est le souvenir de cette mauvaise passe qu’on enfermerait volontiers dans un coffre-fort du sous-sol d’une banque suisse pour jeter la clé au fond du Léman ensuite. Secret bancaire…
- Et votre mari, il sait?
- Oui, et il dit que le passé est passé.
Belle preuve d’amour. D’autres vous font une scène de jalousie pour moins que ça!
- Que fait-il dans la vie, votre mari?
- Il est gérant d’un petit snack-bar. Il vend des boissons et fait de la petite restauration, des sandwichs, des croque-monsieur.
Décidément…
- Amenez-moi le bébé, je vais le peser. Oh! qu’il beau avec ses mèches blondes ondulées, il a l’air du Petit Prince, vraiment à croqu… enfin adorable. Et l’allaitement, comment ça va?
- Justement, j’ai quelques questions.
Et voilà l’ex-croquineuse qui soulève son t-shirt et me présente une paire de seins impressionnants, aussi rebondis que des pastèques.
- Ce … ce sont des vrais? je m’enquière, la bouche ouverte.
- Bien sûr que non, c’est du silicone. C’est mon ex-mari qui me les a offerts pour mon anniversaire. C’était ça ou un bijou mais je ne suis pas une croqueuse de diamants…
De fait, ils avaient drôlement l’air de ballons d’anniversaire. On aurait même pu y poser le gâteau dessus. Et du lait, il y en avait au moins autant que du silicone. Rien à dire, du joli travail.
Je ne vous en dirai pas plus, secret médical.
Mais le droit à la deuxième chance étant une loi fondamentale, ce n’est pas moi qui vais lui jeter la première pierre. Ni vous non plus, j’espère…
17:15 Publié dans Lila Sonderman | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note