28.02.2008
Les nouveaux-nés ont aussi leur page sur Facebook
Les avis de naissance envoyés par e-mail ou par téléphone mobile sont les modes de communication de prédilection de nombreux parents.
Selon une étude effectuée par l'opérateur Orange en Angleterre auprès de 1,000 nouveaux parents et parents en devenir, un parent sur cinq envoie un photo depuis son téléphone dans les 10 minutes qui suivent la naisance et 50% dans l'heure qui suit. Et un parent sur 7 envoie à ses proches une photo de l'ultra son du bébé, avant même sa naissance.
Les réseaux sociaux font également partie de la panoplie de communication des futurs parents. Un parent sur cinq ouvre une page avec le profil du bébé sur Facebook, MySpace ou Bebo.
Source: TechRadar
18:40 Publié dans Emily Turrettini | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.02.2008
Une lente séduction
Mais depuis quelque temps, les spots TV et vidéo, les articles de presse et les 19 débats qui ont tous véhiculé le message d’Obama ont eu raison de ma résolution, et j’avoue sans honte ne pas être insensible à son message. En préconisant un changement auquel le public pourra se rallier, Obama inspire les gens à participer à ce changement. Il ne dit pas « je » – il dit « nous ». Hillary propose des solutions toutes faites – c’est le message « faites-moi confiance ». Obama transmet un message d’espoir, que les choses peuvent changer, que nous y arriverons ensemble. C’est en quelque sorte la politique directe. J’aimerai y croire, je suis aspirée par son inspiration. Ségolène Royal a démarré un peu comme cela, avec son site www.desirsdavenir.org. Mais elle est vite rentrée dans le rang lorsqu’elle a été choisie par le parti pour courir contre Sarkozy. Est-ce qu’Obama, lui aussi, changera son message s’il est choisi par la convention démocrate ? Est-ce qu’il arrivera à le garder s’il est élu, face au poids de l’administration ? Il faudra attendre pour voir, mais j’aimerais tellement y croire…
15:58 Publié dans Beth Krasna | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
25.02.2008
La chronique de Claude-Inga Barbey
Dans un futur plus ou moins proche, une clinique soignera les personnes aisées accros aux vices des riches... Capsules de café, thon rouge... Claude-Inga Barbey fait témoigner une "toxicomane" de cet étrange établissement hospitalier: écouter ici.
10:42 Publié dans La rédaction | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.02.2008
Au bout de la nuit
«Il fait ses nuits?» À peine l’enfant paraît que l’on cherche désespérément à le faire dormir. On ne vous pose jamais la question de savoir s’il est bien éveillé, s’il gazouille joliment, s’il a tous les petits plis qu’il faut sur ses cuisses dodues, non. Pionce-t-il telle est LA question.
Il faudra qu’on m’explique. On attend la dernière minute avant d’avoir un enfant, repoussant la «Migros–Data» de la maternité au dernier bout du bout pour pouvoir assurer un avenir radieux à nos chers bambins, et lorsque bébé pointe sa frimousse, on ne pense qu’à une chose, c’est à les faire dormir pour se rappeler pendant de courtes heures comment c’était «avant». Il y aurait une solution tellement simple: ne pas faire d’enfants. Mais non, au lieu de cela nous persistons à procréer et à nous ingénier à faire dormir cette boule de vie qu’est le bébé, pour pouvoir faire comme s’il n’était pas là.
J’ai eu de la chance, mon bébé a dormi très tôt. Je soupçonne que mon bavardage incessant l’épuise et qu’il préfère dormir plutôt que de supporter ma conversation. Même mes berceuses le rasent, il préfère se calmer tout seul en suçant son pouce, et me signifie par ses grognements d’arrêter d’en faire des caisses et de quitter la pièce pour qu’il s'endorme tranquillement. À quatre mois et demi, il est déjà en train de me donner des leçons de vie: ça promet.
Tout le contraire de mon amie Elodie, si douce et discrète, qui a mis au monde une petite noctambule colérique. Elodie a tout essayé pour que le marchand de sable n’oublie surtout pas de passer chez elle: berceuses, dire bonne nuit à toute la maison, massages, petite musique enregistrée, bains, la laisser pleurer…. Rien n’y fait. Enfin rien n’y faisait, car un hasard malheureux à donné la clef du sommeil du bébé d’Elodie. Lors d’un dîner, Bob, leur meilleur ami un peu pompette, s’est mis à beugler la chanson du groupe Image: «Ils m’entraînent au bout de la nuit, les démons de minuit » cassant un verre dans ses gesticulations maladroites. Et là miracle: le bruit de l’aspirateur qui avalait le verre cassé, accompagnant cette chanson ringarde des années 80 a eu raison du bébé. La petite s’est endormie et ne s’est pas réveillée dix heures durant. Depuis, Elodie et son mari connaissent la chanson par cœur et se lancent tous les soirs comme des professionnels, dans un duo avec chorégraphie sur le doux accompagnement de leur aspirateur. Devant mon regard horrifié, ils m’ont simplement dit le visage radieux: «C’est bon dans 5 minutes, elle dort, on va pouvoir commencer à vivre.»
14:15 Publié dans Natacha Koutchoumov | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.02.2008
Reproduction archi-ficelle
- Maman, tu m’apprends à jouer au Pictionary ?
- D’accord mon chéri, tu verras, c’est très rigolo
Première carte : insémination. Ça commence bien. Et me voilà en train de dessiner une vache fribourgeoise, cloche autour du cou, avec une grosse seringue sous la queue. Yeux écarquillés du fiston. Manifestement, il ne comprend pas, une explication s’impose. Pas simple la biologie de la reproduction artificielle expliquée aux enfants. Il n’y a pas quelqu’un qui aurait envie de faire un livre illustré sur le sujet, par hasard ??
- Tu vois, autrefois, pour faire un veau, il fallait que la vache rencontre le taureau dans les prés. Mais aujourd’hui, pour aller plus vite, le vétérinaire met directement les graines du taureau dans le ventre de la vache avec une seringue. Et des fois, chez les humains, on fait la même chose, quand le couple n’arrive pas à faire un bébé normalement.
- Mais alors toi, tu m’as fait comment ? avec papa ou avec une seringue ?
- Ben, heu, avec papa bien sûr, mais parfois il faut utiliser une seringue quand les graines du papa sont un peu faibles, ça leur évite de grimper pour rencontrer l’autre graine parce qu’à leur échelle, ça fait des dizaines de kilomètres à parcourir !
Et ça me ramène à l’époque où je travaillais dans un laboratoire d’analyses, il y avait là une dame avec un chignon noir qui comptait les spermatozoïdes au microscope. Je me souviens d’avoir vu ceux à deux têtes, ceux avec un flagelle flagada, les cul-de-jatte, bref le quart-monde séminal dont on se réjouissait qu’ils soient sur une lame plutôt qu’en train d’engendrer des descendants.
- Regarde, je vais plutôt te montrer comment se développe le bébé dans le ventre de sa maman.
Ouf, retour à la physiologie, je tiens à nouveau les ficelles et m’évite les imbroglios éthiques et hormonaux de la fécondation artificielle. Je sors de ma bibliothèque un livre de photos couleur montrant l’embryon de quelques semaines qui, il faut bien le reconnaître, ressemble à une jolie petite crevette rose, avec l’œil noir déjà bien visible.
- Tu vois, les cellules se multiplient très vite à cet âge, dis-je en tournant les pages. Ding-dong
- Tiens voilà Tania qui sonne à la porte…. Tu as vu comme son ventre a grossi ? Et qu’est ce qu’elle a dans son ventre déjà, Tania ?
A question stupide, réponse intelligente :
- Ben, des crevettes !
Logique, à cet âge, peu importe que ce soit les crevettes ou les cellules qui se multiplient. L’essentiel est qu’il y ait un bébé qui sorte de là un jour.
Drôle de cocktail tout de même que ces chassés-croisés de petites graines élémentaires dans les pipettes de laboratoires futuristes d’où sortiront des êtres comme vous et moi...
10:02 Publié dans Lila Sonderman | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
19.02.2008
Riche, enfant gâté et sûr de s'appauvrir: le portrait du suisse moyen?
En lisant l’article annoncé en couverture du dernier Bilan – «Pouvoir d’achat, nous n’avons jamais été aussi riches» –, deux phrases m’ont interpellée:
- «Pourquoi avons-nous tellement l’impression que notre pouvoir d’achat a baissé?»
- «Dans la course qui voit le superflu se transformer en nécessité, le ménage lambda devient l’archétype de l’enfant gâté.»
Mes voisins, une famille avec deux enfants, qui comptent chaque sou répondraient-ils à cette définition d’enfants gâtés?
L’article fait référence à des chiffres de l’Office fédéral des statistiques: en vingt ans le pouvoir d’achat a augmenté de 10 %, mais en comparaison les besoins de consommation ont augmenté plus fortement, ce qui expliquerait le sentiment d’insatisfaction.
Mais au fait, de quels besoins parle-t-on?
Quand on observe dans le détail l’exemple cité dans l’article, une comparaison du budget d’un travailleur qualifié portant sur les années 1993 et 2007, soit quinze ans, on constate que les frais qui ont le plus augmenté sont le loyer (passé de 1380 Fr. à 1720), la voiture (de 497 à 768), l’argent de poche des parents et des enfants (190 / 450), l’habillement (229 / 335), le téléphone y compris portable (58 / 133), le groupe radio-télévision-câble-internet (48 / 93), les vacances, sports et loisirs (200 / 310), les frais induits par le travail hors du lieu de domicile (275 / 450). Le reste concerne des dépenses indispensables telles que assurance RC etc., qui pour la plupart ont moins augmenté.
o Seul poste qui baisse massivement : les impôts (de 290 à 154)!
o La part du budget consacrée à l’alimentation a quant à elle baissé de 1090 Fr. à 1080, une évolution alarmante en termes de santé publique...
En quinze ans, le salaire brut de base de ce travailleur qualifié a augmenté de 4186 Fr. à 5014, ce qui n’empêche pas ce dernier de boucler son budget familial avec un découvert de 1560.45 par mois, une fois toutes ses dépenses déduites. La dette moyenne pour cette catégorie de salariés s’élève à 12'000 Fr. en petits crédits et entraîne une charge mensuelle de 90 Fr.
Alors, à quel superflu devenu nécessaire cette famille d’enfants gâtés plus que moyenne en Suisse doit-elle donc renoncer pour finir le mois sans découvert (-1560.45)? Mon choix, arbitraire : 1° la voiture 768, 2° les vacances 310, 3° l’argent de poche 450, 4° la TV, internet 93. Là c’est bon, elle économise 1621 francs, il lui reste 60 Fr. pour payer le train ! Peut-être faudrait-il encore enlever le téléphone?
Le sentiment de subir une baisse de pouvoir d’achat et de s’appauvrir est-il vraiment subjectif? Juste un sentiment d’insatisfaction lié à l’incapacité à renoncer au superflu?
Alors que d’autres statistiques montrent que les écarts de revenus se creusent de plus en plus entre les salaires les plus élevés et les plus bas, une lecture attentive des chiffres amène à un constat, froidement objectif : la grande majorité des familles suisses ont juste de quoi se payer le strict minimum si elles ne veulent pas s’endetter.
Riche, superflu et enfant gâté? Une question de point de vue, certainement!
11:10 Publié dans Diane Reinhard | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Antonioni ou faire l'amour langoureusement
Le deuil d'Antonioni n'est pas fait et les amoureux de son cinéma restent orphelins à la fois de ses coups de force dans l'écriture de ses scénarios, de la douce mélancolie de ses personnages, de sa poésie urbaine, de l'acuité de son regard sur l'évolution des lieux où nous vivons.
Vient de sortir en DVD un film rare, un film dit impur pour les spécialistes, un film poignant, douloureux et magique qui nous fait entrevoir sa personnalité et ses prises de risque autrement.
Ce film s'intitule Zabriskie Point . Il a été tourné en 69 par un jeune homme de cinquante sept ans qui a eu à coeur de transcrire - admirablement- le courage, la détermination, l'engagement des jeunes étudiants américains en révolte sur les campus.
C'était le temps du marxisme, du cannabis, du peace and love, des lendemains qui chantent, de la beauté aussi de cette jeunesse gavée déjà de fast food et de société de consommation.Comme Chris Marker, Antonioni part la caméra au poing et se fait oublier chez ces jeunes enfiévrés qui discutent des nuits entières pour refaire le monde. Rarement, au moment où la commémoration de Mai 68 approche, on se sent avec eux, parmi eux. Antonioni fait preuve dans ce film d'un respect immense pour cette jeunesse inventive.
Puis le film décolle - dans tous les sens du terme. On connaît la passion d'Antonioni pour la disparition, la fuite, l'effacement. Le film alors prend comme trame narrative l'histoire d'un jeune homme, injustement accusé de meurtre d'un flic sur le campus, pour prendre le large vers le désert d'Arizona. Le désert constitue un fil rouge dans l'oeuvre d'Antonioni. Il lui a même donné un de ses tires. Mais le désert de Zabriskie Point est différent: sensuel, chatoyant, il devient, au fur et à mesure que le film progresse, un écrin d'amour, un immense berceau de sable pour des amours interdites et frappées du sceau de l'approche de la mort.
Film onirique, sensuel - rarement comme ici on n'aura vu des personnes faire l'amour aussi langoureusement - ce film est aussi âpre et violent sur le devenir de notre civilisation.
Ode à la beauté, politiquement incorrect, il a fait scandale à sa sortie.
Il conserve, encore aujourd'hui, sa beauté vénéneuse et un message subliminal : il faut toujours garder en soi l'esprit de révolte pour avoir l'illusion qu'on reste - un peu - vivant.
11:07 Publié dans Laure Adler | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Parlez-vous le sarkinois?
Qu’est-ce que le sarkinois? La langue de bois vert que pratiquent Nicolas Sarkozy et quelques uns de ses intimes, un mélange de lyrisme autoritaire, de trivialité de proximité et de grandiloquence sentimentale. Faut-il pour autant un traducteur pour comprendre le sarkinois? Non, même si cette langue peut parfois exprimer le contraire de ce qu’elle dit. Exemple.
A quelques jours d’intervalle, le fils et la troisième femme de Nicolas Sarkozy ont utilisé l’expression «à mort» pour dire l’intensité de leur engagement.
Au tout début de la campagne des municipales, Jean Sarkozy, le clone blond de son père, soutenait «à mort» David Martinon, tête de liste UMP à la mairie de Neuilly-sur-Seine. Une vidéo éternise sa déclaration enflammée. Pourtant, le 12 février, l’inconditionnel lâchait celui qui était alors porte-parole de l’Elysée (depuis, il a démissionné) pour faire liste séparée. Les grands serments, chez les Sarkozy, se soldent souvent par des trahisons. En mai 95, Nicolas n’avait-il pas abandonné son mentor Jacques Chirac pour suivre Edouard Balladur, le préféré des sondages?
La question est maintenant de savoir si la polyglotte et ex-polyandre Carla Bruni a déjà appris le sarkinois. Si oui, il y a tout à craindre de sa déclaration définitive et emphatique dans l’Express du 13 février: «Je suis de culture italienne et je n’aimerais pas divorcer. Je suis donc la première dame jusqu’à la fin du mandat de mon mari, et son épouse jusqu’à la mort.»
11:06 Publié dans La rédaction | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18.02.2008
Médias et affaire Mörgele: qui assure le contrôle de qualité?
Il y a quelque chose qui me déplait fondamentalement dans «l’affaire Mörgele», au point de prendre la plume pour partager mon sentiment d’inconfort, voire, disons le franchement, d’outrage, aujourd'hui encore.
Je ne veux pas revenir sur l’intention ou le lapsus du Président de la Confédération; ce qui est dit est dit. Après, on peut le justifier ou l’excuser comme on veut. Libre à chacun de souscrire à l’explication ou pas. Ce dont je veux parler c’est plutôt l’interview de Christoph Mörgeli enregistrée devant le camp de Buchenwald. L’association du lieu et du thème est trop belle pour être vraie, et la probabilité qu’il ait pu être à cet endroit parmi tant d’autres ce jour-là est tellement petite que de le montrer comme fruit du hasard est une insulte à l’intelligence du citoyen. Je ne m’épancherai pas sur la récupération de l’image par M.Mörgeli, il n’en est pas à son premier coup d’essai.
Le sujet qui me froisse est la complicité des médias. Depuis que nous avons l’internet et les blogs, chacun peut devenir reporter, écrivain, journaliste, star de son feuilleton personnel. Il n’y a pas de garde-fous sur la toile, ni de censure. Le résultat est une pléthore d’informations et de sites, dont une grande majorité est de qualité plus que douteuse. La sélection des pages relevantes se fait dans Google par popularité, via le nombre de liens. Donc un sujet à la mode écrit par un blogueur/euse lambda peut sortir plus haut sur la page que la version factuelle, si les internautes l’ont plus visité. L’idée étant que le contrôle de qualité se fera par les lecteurs, qui commenteront pour corriger le tir, et qu’une fois publié, la foule sera le garant de la véracité (modèle peer to peer).
Suivant le sujet, cela ne marche pas toujours, en particulier parce qu’il n’y a pas de standards, et que tout le monde ne partage pas la même sensibilité ni la même éthique.
Mais dans les médias officiels, les employé(e)s sont des professionnel(le)s. Nous payons des redevances pour nos chaînes télévisées, et nous souscrivons à des abonnements pour la presse écrite. Les rédacteurs et éditeurs sont sensibles et formés à tous les dérapages possibles, et savent reconnaître les manipulations. Les médias informent et aident à former les opinions du public.
Nous pouvons et devons attendre d’eux un comportement correct et éthique. Des vagues explications sur un blog après un tel dérapage qui tient de la faute professionnelle me semble bien peu de choses. Si les médias sont supposés suivre l’intégrité de l’économie et de la politique, alors qui va suivre et contrôler l’intégrité des médias?
12:15 Publié dans Beth Krasna | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
15.02.2008
La semaine de Claude-Inga Barbey
Entre la gastro du petit dernier, les prix prohibitifs et les heures de queue... Claude-Inga Barbey raconte à une amie ses "super vacances" au ski. Toute ressemblance avec une situation existante au ayant existée ne serait pas purement fortuite...
Découvrez la dernière chronique audio de la comédienne.
12:01 Publié dans La rédaction | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note