24 Heures

29.08.2007

Réélire Blocher ?

Les élections fédérales approchent, et d'aucuns ont soulevé la question de la réélection de Monsieur le Conseiller fédéral Christoph Blocher. Les Verts se sont particulièrement distingués par une position nette à ce sujet - le faire sortir du Conseil fédéral. On peut parler des heures sur les positions prises par l'UDC, en particulier sur les clips vidéos introduits par M. Ueli Maurer. Mais je voudrais avancer un argument de plus, pas nécessairement limité au Conseil fédéral.

Lorsque l'on choisi un directeur dans le secteur privé, on procède au choix d'un candidat par rapport aux compétences nécessaires pour exécuter les tâches inhérentes à la position. Et la capacité de travailler en équipe fait partie des compétences nécessaires pour participer à un comité de direction. Il est de même dans les Conseils en politique. Nous, citoyens suisses, méritons d'avoir un système de gouvernance qui fonctionne pour le bien du pays et de ses habitants. Et pas seulement limité aux intérêts particuliers de certains partis politiques ou représentants de partis. Une fois élu, c'est le bien commun qui doit primer. Quand il y a des disfonctionnements dans les équipes qui nous gouvernent (ville de Genève, Conseil fédéral) alors les citoyens devraient pouvoir demander des sanctions. La non-réélection de M. Blocher s'inscrirait dans cette optique.

Comment s'habiller comme son personnage télévisé préféré

L'industrie de la mode est intimment liée à Hollywood et les stylistes et couturiers sont toujours sollicités pour vêtir les personnages des films et séries télévisées avec leurs dernières créations. Quant à nous, téléspectatrices, laquelle d'entre nous n'a pas un jour souhaité savoir d'où provenait tel vêtement ou tel accessoire, porté par un des personnages?

Jusqu'à ce jour, si on était flashé par une robe portée par Gabrielle dans "Desperate Housewives", il fallait attendre la fin de l'épisode pour espérer trouver une accréditation du styliste dans le générique. Et à partir de là, faire des recherches en général infructueuse pour retrouver l'article.

Mais aujourd'hui, grâce à une nouvelle génération de sites vidéos - comme SeenON! - qui diffuse des clips des épisodes, il est possible de simplement positionner son curseur sur, par exemple, le jeans porté par l'actrice, pour le voir apparaître dans une colonne de droite avec un descriptif, et un lien où cliquer pour conclure l'achat. Faites l'expérience vous-même sur le site film Nanny Diaries.

Le E-Commerce Times décrit ces nouvelles technologies comme une véritable révolution du commerce électronique et l'a même baptisé le "Web Shopping 3.0".

SeenON!, Delivery Agent, GET Interactive TV, Celebrity Style Guide, Glam et Shopisode, font partie de cette nouvelle génération de sites marchands partenaires des grandes chaînes télé américaines, telles que ABC, NBC, MTV, E, Style, Fox...

28.08.2007

La fille coupée en deux

On le sait depuis le beau Serge, pas de regard plus acide sur les dysfonctionnements de l'âme humaine que celui de Claude Chabrol qui, depuis plus de quarante ans, continue, avec sa caméra scalpel, à ouvrir, pour pouvoir faire sortir les purulences, ce grand corps, à la fois, malade et jouisseur qu'est la vie française en province au XXe siècle.

Aussi minutieux qu'un Balzac dans l'art de la description, aussi fiévreux qu'un Stendhal pour décrire les coeurs qui chavirent, l'affolement du désir, aussi fin et subtil qu'un Maupassant pour nous faire entrer dans des lieux secrets où le sexe se monnaye, Chabrol est devenu, au fil des ans, le portraitiste cruel de tous nos travers mais aussi le magicien qui trouve, grâce à son art de la direction d'acteurs, à son écriture scénaristique toujours rehaussée par une musique de circonstance - écrite d'ailleurs par son fils- les moyens au sens propre, primitif et presque enfantin de nous enchanter. Comme lorsque nous sortions, enfants, du théâtre des marionnettes apeurés mais ravis d'avoir eu si peur de croiser le grand méchant loup.

Son dernier film, "La fille coupée en deux", est un ravissement. Le spectateur oublie tout en regardant le film, suspendu à l'histoire, en apparence banale, d'une jeune femme adorable, merveilleusement interprétée par Ludivine Sagnier, bien sous tous rapports mais à qui il manque une case: celle de l'imaginaire de l'amour parce que, justement, elle n'en a jamais lu de descriptions dans les livres. N'oublions pas que Chabrol fut l'adaptateur de Madame Bovary.

Elle va donc expérimenter par elle même ce sentiment en le prenant pour un exercice dangereux. Son anti-romantisme la mènera vers les folies du sexe les plus hard. Je ne vous en dis pas plus.

Ce n'est pas un film X mais un film porté par la grâce d'un homme qui nous fait croire que l'amour peut et doit encore exister.

Merveille de sensibilité, Chabrol réussit à nous faire entrer dans l'univers vénéneux des sortilèges les plus maléfiques d'une bourgeoisie mafieuse qu'il dénonce avec brio.

23.08.2007

C'est en vacances que l'on découvre vraiment ses amis

C’est Manon qui a trouvé le bon plan. Une amie à elle possède une grande maison dans le sud de la France avec piscine, et nous la laisse dix jours. L’aubaine pour notre petite tribu de d’amis. On dit que c’est dans le besoin que l’on reconnaît ses amis, mais c’est surtout en vacances qu’on les découvre vraiment. Dès le choix des chambres, les masques tombent. Anne, comme armée d’un GPS, se dirige immédiatement vers la plus belle chambre avec terrasse. A nous autres donc les chambres d’enfants avec lits superposés et les canapés-lits. Lorsque Anne dit pour la huitième fois «Vous êtes SÛRS que ça ne vous embête pas qu’on prenne cette chambre? », on s’empêche de l’étouffer avec un oreiller en se disant qu’elle commence une histoire d’amour avec ce Fred que personne ne connaît, et qu’elle a donc besoin de plus d’intimité que nous autres vieux couples déjà totalement usés.

Premier jour: les courses
Le premier jour est le traditionnel jour des courses. Là, il y a ceux qui se défilent, ceux qui préfèrent encore se taper un hypermarché qu’une conversation avec Fred, qui aurait pu jouer dans Les Idiots de Lars Von Trier sans passer de casting tant son rire est monstrueux, et puis il y a ceux qui pinaillent déjà. Isa explique qu’elle ne boit pas de lait de vache mais seulement de soja ou d’amande, et qu’elle croit aussi être allergique au blé, et qu’elle ira donc faire ses propres courses à elle plus tard.

Au cours des vacances les rôles se définissent. Paul est le roi des coups d’éclats culinaires. Les deux repas sublimissimes qu’il a concoctés constituent l’arbre qui cache la forêt de sa fainéantise absolue le reste du temps. Notre Freddy Girardet n’a pas débarrassé la table ni fait la vaisselle une seule fois, mais aucun de nous ne l’a remarqué tout occupés que nous étions à le complimenter sur ses talents de cuistots. Manon, elle, est passée maître dans l’art de l’agression passive, effectuant les tâches les plus ingrates avec un sourire de Jeanne au bûcher, tout en semblant dire: «Ce sont toujours les mêmes qui triment» avec son regard de chien battu. Il y a aussi les rois du «on», comprenez ceux qui disent à tout bout de champ: «Et si on faisait un barbecue ce soir?», «On pourrait faire un brin de ménage quand même, non?».

Mais qui est «ON»? Pas eux en tout cas. Non, eux, ce sont les inspirateurs de tendance mais qui ne mettent jamais la main à la pâte, ceux qui disent «On est pas bien là?» les pieds en éventails pendant que Manon récure la grille du barbecue.

Les fainéants, l'obsédée du ménage et le planqué
Et puis il y a le planqué. Philippe, hypocondriaque invétéré, prétexte un lumbago, et une dépression nerveuse vieille de sept ans pour nous faire gober que la piscine est le seul endroit où il se sent bien et où son dos ne le fait plus souffrir. Il prend une mine contrite sur le matelas pneumatique, en poussant de petits gémissements de douleurs. Mais comment fait-il pour se passer de la crème solaire sur tout le corps avec un lumbago?
Le séjour touche à sa fin, on est presque soulagé de ne pas se revoir tout de suite, mais on sait déjà que l’année prochaine c’est avec cette petite bande que l’on repartira, car ce qui est sûr c’est qu il n’y a qu’eux qui arrivent à nous supporter en vacances.

17.08.2007

Eloge du mensonge

Nous vivons des temps d’appel perpétuel au retour, retour à la terre, à la nature, à la nation, à l’uniforme et au respect d’autrefois, aux valeurs simples, et par-dessus tout, à la vérité.

J’en tremble de peur - pas de retour à la vérité, je vous en supplie ! - et implore pitié pour tous les menteurs. Non, mieux que la pitié: qu’on les encense, ces menteurs, qu’on reconnaisse formellement leur innocuité (primum non nocere), leur créativité, leur imagination mise au service des autres comme d’eux-mêmes, leur sens de la poésie, la légèreté qu’ils apportent à la vie, le supplément de rêve.

La vérité? Un fantôme rigide mais sans substance que l’on agite devant nos yeux hagards, un épouvantail pour faire trembler les enfants, les sorcières et les autres… Examinons-en quelques unes, de ces fameuses vérités. Les vérités scientifiques et médicales : celles que j’ai apprises avec dévotion, comme si elles étaient gravées dans la pierre de la raison, il y a quelques années seulement, sont aujourd’hui périmées, pire, hérétiques au vu des connaissances «modernes».

Lorsque j’étais étudiante en médecine, la schizophrénie était une maladie «familiale», au sens que la famille était pathogène. Des générations de parents à jamais condamnés à la pire des culpabilités. Aujourd’hui? Maladie génétique ou peut-être infectieuse… Lorsque j’étais assistante, l’ulcère d’estomac était une maladie d’hypocondriaque stressé. Mais depuis lors, on a appris la «vérité» (elle s’appelle Helicobacter pylori) et tous ces psychofragiles d’hier se soignent aujourd’hui avec des antibiotiques.

La vérité que l’on dit devant la justice? Tous ceux qui un jour ont dû témoigner, ou répondre à une quelconque accusation, justifiée ou non, après avoir juré de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, savent bien combien la leur devient soudain fragile, sujette à caution, modulée par l’émotion, aussi mouvante que la mémoire. Quant à la vérité philosophique, elle n’est moins effrayante que parce qu’elle est objet de recherche perpétuelle, constamment remise en question et toujours soumise au doute qui nous protège de ses méfaits.

La vérité religieuse? Probablement la pire, la plus meurtrière de toutes…. Sans parler de la vérité que l’on extorque par la torture – vérité jamais.

La vérité a tué
La vérité n’existe pas. Et pourtant, en vérité, je vous le dis, elle a tué beaucoup d’hommes et de femmes. Le mensonge, lui, est ancré dans la vie, et non dans l’au-delà : selon Dostoïveski, «la vie et le mensonge sont synonymes».

Oui, le mensonge est gai, il est drôle, il efface les limites entre le rêve et la réalité, il raconte les plus belles histoires, celles des enfants et celles des adultes. Il est humain, approximatif, comme nous le sommes tous – accepter le mensonge, c’est valoriser les aspects ludiques et créatifs de notre condition humaine. Aucune séduction - ce pur bonheur relationnel - sans mensonge. Mentir n’est délétère et sombre que lorsque l’on cherche – en politique ou ailleurs – à donner le mensonge pour ce qu’il n’est pas: une vérité. Laissez donc le mensonge vivre sa vie de mensonge, ne l’habillez surtout pas des habits effrayants de la vérité, et il s’en ira, serein et partagé, comme une œuvre d’art, embellir nos vies de toutes sortes de merveilles.

16.08.2007

Vidéos sur YouTube, le nouveau mode de communication des anorexiques

Tout ce qui s'est joué sur les pages Web Internet, se joue maintenant sur les sites de partage vidéo. Et le dernier fait divers en date concerne des clips diffusés par des "pro-ana", ces femmes anorexiques qui prétendent que leur maladie n'en est pas une, mais est plutôt un «mode de vie» et qui vouent un véritable culte aux formes émaciées.

Suite à la médiatisation du phénomène, des organismes de santé s'étaient déjà mobilisés il y a plusieurs années auprès des sociétés d'hébergement pour faire fermer ces sites qui proliféraient sur le Web, mais aujourd'hui les adeptes du "pro ana" on trouvé une nouvelle forme de communication: la vidéo.

Plus de 8'000 clips dans la catégorie "thinspo" se trouvent sur YouTube.

Interpellée par une foundation canadienne qui lutte contre les troubles de l'alimentation, qui demandait la suppression des vidéo anorexiques, une porte-parole de YouTube s'est dit impuissante, leur politique étant de permettre aux membres de la communauté YouTube de faire leur propre police en signalant les sites inappropriés. Ils n'agissent que dans ces cas là.

C'est donc sur YouTube qu'il faut également faire campagne pour lutter contre l'anorexie. Comme l'a tenté cette vidéo satirique baptisée "Reverse Thinspo", qui fait un éloge exagéré du fast food et de l'obésité.

14.08.2007

Louise à la piscine

Certaines femmes passent la journée, tous les jours, à la piscine. Pas seules, à plonger dans un livre avec délectation, non, non, mais en parfaite accompagnante de leur progéniture. Bien sûr, elles ne les goinfrent pas de frites ketchup ni de glaces. Elles amènent, chaque fin de matinée à la même heure, tout le kit de la parfaite mère de famille. Des pêches (déjà coupées en deux et dénoyautées, car les pauvres s’en mettraient partout s’il devait croquer dans un fruit impréparé), des carottes pelées en bâtonnets façon Betty Bossi, et la salade de riz ou de pâtes (surtout pas de sandwichs de pain blanc, calories vides), le tout en tupperware. Il ne faut surtout pas penser qu’elles ont passé du temps à tout préparer, non, non, ce sont juste les restes, balancent-elles comme ça, en passant. À quoi les reconnaît Louise? À leur bronzage, forcément, mais surtout, bien plus, à leur manière d’occuper l’espace. Elles sont comme chez elles. Saluant la piscine entière et parlant juste ce qu’il faut avec toutes les autres mères, surveillant l’air facile le deuxième dans la moyenne et la grande dans la grande simultanément. Mais surtout, elles dégagent un calme et une assurance à faire pâlir Louise. Jamais énervées, jamais angoissées, jamais à crier, tellement bien dans leur vie. Rageant, vraiment insupportable se dit Louise en se payant une bière pression.

Ozu ou l'art du sacré

L’été nous ménage certains bonheurs et, notamment, la possibilité de revoir, au cinéma, l’intégrale de certains cinéastes majeurs contemporains. Parmi ces oeuvres complètes se distingue, accompagnée d’un DVD somptueux, celle d’Ozu, dont on n’épuisera jamais l’écriture scénaristique, l’art du cadrage et l’expression des sentiments les plus intimes: le goût de l’enfance, les rapports père-fille, la solitude que représente la vieillesse.

Moins connu que Kurosawa et Mizoguchi dont une rétrospective commence aussi ces jours-ci dans les salles d’art et d’essai, Ozu est le cinéaste qui nous touche droit au cœur, va au plus intime de nous-mêmes et nous fait trembler d’émotion tant sa grâce, sa poésie, son art de dire les riens de la vie avec très peu de moyens nous donnent une sensation de proximité avec son œuvre. Une sensation qui provoque le désir de voir, revoir encore. Comme si voir Ozu, c’était se baigner dans une rivière fraîche au cœur de l’été.

Sans doute parce que sa manière de capter la vie est universelle - chez lui pas d’exotisme, pas de batailles retentissantes, pas de reconstitution historique – et que les histoires qu’il nous raconte peuvent nous arriver, nous sommes emportés cœur et âme confondus dans un tourbillon de beauté.

Je ne prendrai qu’un plan d’un seul film pour tenter de vous convaincre de passer Ozu un été. Dans Voyage à Tokyo, qui date de 1953, un couple de grands-parents débarque de sa campagne pour voir ses enfants et petits-enfants à Tokyo. Très vite, ils s’aperçoivent qu’ils sont mal perçus, qu’ils sont gênants, qu’on ne sait que faire d’eux: les enfants tentent de les occuper et les petits-enfants ne leur disent même pas bonjour. Alors ils essaient de faire face. La grand-mère, dans un plan magnifique qui figure dans l’histoire du cinéma, sort de la maison avec sa petite-fille et, dans le champ au-dessus de la maison, tente d’amorcer un jeu avec elle pendant que le train passe et le flux du temps s’écoule. C’est beau à pleurer, inoubliable.

Wim Wenders ne s’y était pas trompé qui, après lui avoir rendu hommage dans son film Tokyo-Ga écrivit de lui: «Les films d’Ozu sont les plus beaux films du monde – je vous parle de ce que je considère comme le paradis perdu du cinéma. Si notre siècle donnait encore une place au sacré, s’il devait s’élever un sanctuaire du cinéma, j’y mettrais Ozu.»

Notre civilisation donne-t-elle encore une place au sacré? Oui puisqu’elle nous permet de voir ou découvrir avec l’intégrale d’Ozu l’essence même du cinéma, sa beauté ultime.

08.08.2007

Louise Lâcherprise et l'aquarium

Le truc facile. Si si, acheter des poissons, c’est tellement mieux que le chien à promener deux fois par jour et à placer à chaque départ de vacances, le chat qui démolit le canapé et ramène souris et oiseaux en sang, ou le hamster-cochon d’inde, dont personne ne s’occupe et dont il faut changer la cage disons, souvent. Les poissons c’est facile, s’était dit Louise. Un bon compromis pour les enfants, une manière de ne pas refuser TOUS les animaux, mais d’avoir des ennuis maîtrisables. Alors? La première série de poissons, achetés en suivant les bons conseils d’un bon vendeur, sont tous morts, très vite. Ils n’allaient pas ensemble. Les seconds ont commencé à se multiplier, tellement qu’il a fallu trouver une solution … «Cherche à donner platys» sur internet? C’est un gag, se dit Louise. Mieux vaut les jeter rapidement dans les toilettes, discretos. Mais le pire reste le nettoyage de l’aquarium. Prendre le tuyau, aspirer, se retrouver avec les cacas des poissons de toutes les vacances dans la bouche, et finir par en mettre partout parce que le seau a débordé? Dingue. C’est pourtant bien ce qui est arrivé à Louise, plus d’une fois. Dire vraiment non, ce serait tellement mieux se dit-elle en panossant le parquet ce matin.    

 

03.08.2007

Acheter en ligne, pas toujours si simple

J'ai récémment fait une expérience étonnante en achetant un téléphone mobile sur Internet. Voulant un modèle Nokia dans une couleur qui n'est pas disponible à Genève, j'ai trouvé un marchand français sur Internet par le biais de ebay.

Modèle en rouge comme je le voulais, paiement sécurisé par paypal, je croyais l'affaire réglée. Mais voilà que je trouve un e-mail dans mon courrier me demandant de téléphoner au vendeur pour confirmer la commande. Chose faite. Puis un autre courrier me demandant d'envoyer une série de documents, afin d'assurer la livraison de la marchandise: une copie de mon passeport ou de ma carte d'identité, une attestation de domicile, ou la copie d'une facture avec mon nom et mon adresse.

Interpellée - il m'a toujours semblé que le grand atout des achats en ligne était pour éviter de se déplacer, je fais pars de mon agacement par téléphone, mais rien à faire. Alors j'annule ma commande, et je cherche un autre marchand. Je m'adresse cette fois-ci à un vendeur suisse, mais même topo! En réalité, c'est encore une société française. Ils sont toutefois plus conciliants, et acceptent une facture envoyée par e-mail et de jetter un oeil sur ma page Web. Le téléphone arrivera quelques jours plus tard.

Sur Amazon, on commande en un seul click. C'est l'exemple du meilleur site Internet marchand depuis de nombreux années déjà. Mon expérience me laisse perplexe sur l'avenir du e-commerce francophone.

Toutes les notes