29.04.2008

Un nouveau blog collectif pour Les Quotidiennes

Les Quotidiennes ont migré sur une nouvelle interface. Elles sont toujours là sur la toile, à publier leurs billets mais ailleurs, et vous invitent à leur rendre visite...  Le nouveau blog collectif des Quotidiennes, c'est par ici.

 

 

Car Les Quotidiennes vous apprécient, lecteurs, internautes, habitués ou occasionnels, ainsi que vos commentaires, critiques ou sympathiques.

 

 

Venez donc faire un tour chez nous, chez notre nouvel hébergeur. Tout n’est pas encore parfait, nous n’avons notamment pas encore récupéré les commentaires, les vôtres, ni tous les billets. Mais ça viendra…

 

 

En attendant, c’est avec plaisir que nous vous lirons.

 

 

Bien cordialement, La rédaction des Quotidiennes

 

11.04.2008

Au bout du rouleau

Prunella, Thomas, Natacha.  En plus d’avoir tous les trois des prénoms qui se terminent par cette lettre étonnée qu’est le  A et d’être amis de longues dates, notre trio partage aujourd’hui un moral au plus bas.  L’oeil morne, le teint blafard, nous nous retrouvons autour d’un verre pour partager notre peine.  Thomas angoisse de s’éloigner irrémédiablement de la vingtaine, Prunella se crispe en voyant s’approcher la quarantaine, et moi j’ai le mal de mer à force de tanguer entre deux âges.  C’est l’heure des bilans.  Où en sommes nous ? Que reste-t’il de nos rêves ?  Et l’amour dans tout ça ?

 

Au deuxième verre, nous décidons de ne pas nous laisser abattre et de partager nos trucs pour sortir de la déprime.  Voici pêle-mêle, le résultat de notre brainstorming :

 

 

-Regarder des photos de soi à l’adolescence, et se dire, en contemplant nos peaux boutonneuses, nos appareils dentaires, nos coupes de cheveux immondes et nos vêtements ringards, que franchement, on est vraiment  mieux maintenant.  C’est pas mal de vieillir finalement. 

 

 

-Se dire : « Génial y a pas école demain » et sauter de joie en se disant que PLUS jamais nous ne devrons passer un examen.  Youpi l’école est finie.  C’est vraiment horrible d’être jeune. 

 

 

-Adopter des chatons, les animaux domestiques sont de véritable antidépresseur paraît-il .  À défaut, caresser un chat adulte ou même mort.  Ça détend. 

 

 

-Pendant une bonne semaine faire en sorte de se sentir encore plus mal (Cheveux gras, mauvaise haleine, vieilles fringues, trier sa paperasse) Se transformer ensuite  en "cendrillon", en allant chez le coiffeur, l’esthéticienne, l’hygiéniste dentaire, puis se regarder dans la glace (avec un éclairage avantageux) en hurlant :" YOU ARE A WINNER! YOU CAN MAKE IT! YOU'RE THE BEST! YOU'RE BEAUTIFUL! si possible en anglais, parce qu’en français, ça ne rend pas tout à fait la même chose. La difficulté étant d'aller assez loin dans le moche, Pour pouvoir refaire surface de manière spectaculaire.

 

 

Dans la série  un mal pour un bien il y a aussi :

 

 

-Animer un stage de danse acrobatique pour paraplégiques, ou un stage d’ombres chinoises pour manchots...

 

-Pendant une semaine, faire la tournée des cantines d’EMS pour déjeuner.

 

-Animer seul une colonie de vacances pour quarante adolescents violents en réinsertion. 

 

-Passer un week-end dans la banlieue de Winterthur en hiver,   avec pour unique lecture la biographie de Michelle Torr.

 

Avec tout ça, vous trouverez forcément que votre vie à vous n’est pas si mal que ça.  Sinon, il y a un remède radical : se réunir entre amis et mourir de rire en cherchant d’autres solutions contre la déprime encore plus débiles.  Thomas, Prunella et moi nous allons déjà bien mieux. 

Solidaire avec Eveline Widmer-Schlumpf

Madame la Conseillère fédérale,

 

 

Je vous félicite et vous remercie d’avoir eu le courage de conserver la charge que vous a confiée l’Assemblée fédérale, en dépit de la menace d’exclusion de votre parti.

 

Je ne partage sans aucun doute pas vos options politiques, mais ce qui vous est fait est contraire à la Constitution, contraire aux institutions, et à mes valeurs. Et le fait que vous soyez femme n’est sans doute pas étranger à la hargne dont vous faites l’objet.

 

C’est pourquoi, je ne peux que m’insurger contre la menace d’éviction dont vous êtes victime, car elle témoigne d’une nouvelle tentative de sabordement de notre culture politique suisse et de nos principes démocratiques. Cette offensive est indigne et les pressions que vous subissez, inacceptables.

 

Vous avez été élue démocratiquement selon les principes de notre Etat de droit et méritez notre soutien.

 

 

Recevez, Madame la Conseillère fédérale, mes salutations respectueuses et solidaires.